
auteur.trice
Simon Rocheman est né en banlieue parisienne, d’une mère Docteur en mathématiques et d’un père Docteur en informatique, tous deux employés EDF, tous deux gentils communistes. Maman Rocheman se reconvertit en psy, papa Rocheman en patron d’entreprise. Collège glauque et bonnes notes. Simon se consacre au dessin, jeux de rôle et peinture de figurines dans un groupe de geeks, à l’époque où cela n’avait rien de cool. « Je serai dessinateur de BD !
Et pourquoi pas un vrai travail plutôt ?
Bon, chercheur en physique alors ! »
Le divorce de ses parents, l’été de ses 18 ans, lui permet enfin d’accéder à la capitale et ses métros ! Classe prépa, études de physique de plus en plus abstraites. Avec le scénario comme violon d’Ingres et le rêve d’un jour réaliser comme Tim Burton. Une année sabbatique pour écrire, participer à des tournages, tourner un court-métrage. Un prix dans un festival mais l’indépendance financière semble loin d’être à portée de main.
Un peu de sérieux ! Il se lance dans une thèse de physique appliquée, (bien) financée par EADS, fameuse entreprise d’aérospatial et d’armement et écrit un roman à côté. Doctorat en poche, il renonce à une brillante carrière dans des universités déglinguées avec des moyens dérisoires et décide qu’après tout, il préfère vraiment le cinéma. En marge de petits jobs à la Cité des Science et d’ateliers de science pour les enfants, Simon multiplie les projets d’écriture. Puis il décroche un essai sur Scènes de Ménages ! Il rencontre une jolie Turque, avocate d’affaire en burn-out qui fuit Istanbul et le rejoint à Paris. Il découvre la culture turque, apprend la langue, s’intègre dans la belle famille. « Mashallah, pour un français, il ferait un bon gendre ! » Aussitôt dit, aussitôt fait ! D’autres programmes courts suivent. Il y rencontre Estelle Koenig, elle aussi scénariste. Ensemble ils se lancent dans des formats plus long : unitaires, épisodes de 26′, de 52. Ils écrivent pour France 3, France 2, TF1…